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Structuration du collectif

dimanche 23 décembre 2007

Créer une association ? une SCOP ? Préserver un cadre informel ? Telles sont les questions récurrentes qui ponctuent nos réunions.

Certes, toute le monde admet que la diffusion n’est qu’une amorce vers le "faire ensemble" mais comment aller plus loin ?

Faut-il créer une structure ? Une association, par exemple, dont le but serait de coordonner nos actions, de capter des financements sur des projets ambitieux...

Faut-il plutôt imaginer une SCOP ? Dans ce cas, quel modèle économique proposer ? Voir à ce suet les autres articles de la rubrique.

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6 Messages de forum

  • Structuration du collectif : ce que je crains

    23 décembre 2007 16:04, par Vibrisse

    Les systèmes fédératifs ont selon moi une grande chance de subir ce cycle de vie :

    • structuration, responsabilisation officielle des membres le plus impliqués, encartage pour les autres
    • Obtention de financements (on nous en promet déjà)
    • luttes mécaniques de pouvoir : priorité des projets, respect de grandes orientations
    • ralentissement de la réactivité (lourdeur, peur du risque)
    • problèmes de coûts et de répartition des budgets
    • transfert de l’activité depuis des bénévoles vers des salariés
    • institutionnalisation, resserrement progressif de l’entrée aux postes de direction
    • désaffection des membres qui se sentent en bas d’une pyramide
    • création d’une nouvelle fédération plus "indépendante"

    Je ne dis pas qu’une fédération n’est pas nécessaire à un moment donné mais je pense qu’il faut d’abord trouver une organisation économique collective.

    Je pense aussi qu’on est beaucoup plus souples si on perçoit des financements à titre individuel sur des projets (avec un porteur qui change et un partenariat qui se réorganise à chaque fois), quitte à le faire au nom du collectif et d’avoir un appui collectif (lettres de participation ou d’adhésion au projet). Par exemple, Marsnet est peut-être plus dynamique à faire entrer l’économie d’un serveur vidéo (en année 2 si ça marche) dans son activité et ses stratégies financières plutôt que de le faire porter par une autre structure, fut-elle fédérative, qui n’est pas identifiée pour ça.

    Pour les projets impliquant tout le monde, on pourrait se servir des structures importantes (genre APEAS) ou les plus motivée comme porteur et disposer d’un modèle de charte de soutien au projet du genre je soutiens..., j’apporte..., je signe.

    En plus, cela permet de composer différentes équipes, qui si elles ne fonctionnent pas, limitent les dégâts à un projet et pas à tout le projet. Une organisation en rhizome en somme... Indépendante et interdépendante.

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    • Structuration du collectif : ce que je crains 8 janvier 2008 09:46, par cedric
      Salut, Bien d’accord : un fonctionnement comme on l’a fait jusque maintenant me semble plus efficace. On avance sur des projets concrets, intéressant l’ensemble des memebres du collectif, portés par un ou plusieurs d’entre nous au nom du collectif. C’est une bonne façon de préserver les identités individuelles (telles ou telles média) et collectives (le collectif média). Le plus important est que toute action menée par l’un d’entre nous au nom du collectif soit faite dans la transparence et la confiance. Après le comment dépend beaucoup de celui qui porte l’action. Ça a l’avantage de permettre de respecter les disponibilités de chacun (ceux qui sont charettes s’en remettent aux autres et ça tourne la fois d’après). Par contre l’expérience des deux premières soirées projections/débats au Daki ling et à l’Embobineuse ont montré qu’il est précieux de pouvoir compter sur un minimum de secrétariat (réserver une salle, relancer une réunion...) que j’ai fait car ça rentre bien dans les préoccupations de l’apeas, mais sans financement du temps passé. C’est un point à prendre en compte à l’avenir. En tout cas bravo à tous ceux qui s’investissent pour faire émerger ce collectif en Paca. A + Cédric

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  • Structuration du collectif

    29 décembre 2007 01:31, par PRIMItivi
    Pour ce qui est de la ligne éditoriale et des craintes que je crois ressentir de la part de certains que ce portail vidéo puisse être dévoyé, j’ai l’impression que le collectif des médias libres de PACA et pas que se structure jusqu’ici dans un flou artistique plutôt efficace, avec des prises de décisions basées sur le faire, l’action collective. Du coup, on fonctionne sur le consensus, les règles tacites, le souci de ne pas déplaire aux autres, avec des fonctionnement jusqu’ici plutôt exigeants (prix libre, licences d’échange,...), et je dois dire que je ne ressens pas du tout le besoin d’écrire une énième charte, de structurer, etc... Ce n’est pas juste par candeur baba cool, c’est aussi que j’ai connu un certains nombre de collectifs qui se sont perdus en réunions d’organisation et qui n’ont jamais rien organisé.

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  • Structuration du collectif

    11 janvier 2008 16:52, par Jean-François Debienne

    J’aimerais ajouter quelques mots au débat en cours, nourri, entre autres, par les propos récents de Nicolas

    S’agissant de l’action et de notre identité, je pense que chacun d’entre nous, à sa façon, agit déjà, agit dans sa propre voie, avec, selon, plus ou moins d’ ancienneté, ou de recul, ou d’expériences diverses collectives Mais je pense que ce qui nous réuni aujourd’hui, c’est une dimension collective autre que nos propres actions, nos propres vies. Cette dimension collective devient peu à peu une identité au travers, pour l’instant, d’actions de projections collectives. C’est normal car nous avons besoin d’abord de nous connaître , de savoir ce que l’autre fait Mais il serait dommage de limiter cette identité au seul fait que nous soyons ensemble et que nous ayons globalement, au travers nos images, un message un peu différent à porter ! Au vu de la concentration des canaux de production et de diffusion de l’image, des médias et de tout le reste, (la situation politiqco-sociale est quand même assez préoccupante), on pourrait peut être aussi réfléchir à ce que nous voulons dire à la population, aux habitants, enfin à ceux qui nous regardent. On pourrait aussi réfléchir sur cet « assemblage « de radio, de presse écrite, de faiseur d’internet et de fabricants d’images que nous représentons. on pourrait aussi réfléchir à ce que nous voulons mettre dans cette aventure à coté de nos propres activités / Est-ce que , par exemple, pour une radio, un journal , associatif et/ou alternatif il suffit de dire simplement, « on est dans le collectif «  ? est ce que pour un collectif de vidéastes engagés , il suffit simplement de montrer les images que l’on fait ? est ce que pour le collectif des medias libres et solidaires etc.., il suffit juste d’organiser, régulièrement, une soirée de diffusion, ici ou là, à l’invitation de Primitivi, d’Ipe ou d’Equilibre TV ? Ce que fait Primitivi est bien , allons y, ce que fait Airelles est bien , participons à leur initiatives, s’ils nous le proposent, tout cela peut nous aider à nous faire connaître, mais le collectif des « pas que « est autre et nous devons être capables d’expliquer à ceux qui nous lisent, nous entendent ou nous regardent ce que c’est cet autre Si nous ne le faisons pas, , on nous posera la question à chaque fois, après chaque soirée : « bon mais sinon, c’est quoi ce collectif, qu’est ce qu vous proposez ? », et l’engouement retombera vite

    Et il n’est pas, à priori, nécessaire que cette réflexion amène à la rédaction d’une charte , ou autre chose, mais il est nécessaire de parler de notre projet commun, du contenu de ce que nous voulons montrer, de la façon dont nous voulons travailler collectivement, réaliser collectivement des reportages ou autres

    Cette réflexion est menée, parfois, par bouts, comme l’autre jour à l’Equitable café, il y a de nouvelles personnes, il y a de nouveaux apports, mais on fait aussi parfois du sur-place. Cependant, des propositions de réunions thématiques, notamment de la part de Louis, ont été faites, on peut s’y engager

    Je vous propose quelque chose de complémentaire de l’ordre de l’action mais à long terme. Si ces réunions nous conduisent à devenir ensemble un média autre avec sa pluralité de sons, de textes et d’images, pourquoi ne définirions nous pas une régularité d’apparitions. Dans ces moments d’interpellations (ex tous les 2 mois) du public, qui se feraient à chaque fois dans un endroit différent, (et sur le net) nous diffuserions un dvd dont le contenu serait mélangé (images, textes et sons) avec des documents récents faits spécifiquement par l’un ou l’autre (de préférence à plusieurs) pour cette identité « collectifs des medias libres et solidaires etc.. » (et non des films d’ipe de spid ou de machin truc), avec un certain ton, une certaine impertinence mais avec, en tout cas, une forme d’expression très diverse (on peut aussi filmer un mouvement d’étudiants autrement qu’en montrant des images de manif), en respectant la multiplicité des regards que nous avons dans ce collectif. Ces moments seraient attendus car, à chaque fois ce serait nos reportages du trimestre , réunis dans un dvd (N°1, 2 etc…) et montrés, avec débats à la clé sur les sujets évoqués

    Je pense qu’on pourrait tout à fait mobiliser et fidéliser un public au-delà du public habituel de l’Embobineuse (militants etc…) avec ce mode de diffusion sans faire du copiage de télé et tout en faisant de l’ombre (un petit peu) aux canaux habituels de matraquage d’infos en tout genre

    Bon voilà, c’est juste une idée mais il me semble qu’on est parfois proche de ça.. bon laissons le débat…

    A bientôt

    Jean François

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  • Structuration du collectif

    11 janvier 2008 16:56, par Laurent

    Bonjour et meilleurs voeux à toutes et tous J’aimerais ajouter quelques mots au débat en cours, nourri, entre autres, par les propos récents de Jean François. suite a la reu de l’equitable,j’avoue que j’ai moi aussi du mal a visualiser la forme que pourrait prendre notre collectif,(comment nous nous articulerions,) voire si c’est realisable.tant il y a diversité des supports medias et des aspirations/expertises de chacun,mais travaillons y,je pense qu’une solution se revelera .

    amitiés rebelles
    Laurent
    http://salades-nicoises.net

    Voir en ligne : http://salades-nicoises.net

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