J’aimerais ajouter quelques mots au débat en cours, nourri, entre autres, par les propos récents de Nicolas
S’agissant de l’action et de notre identité, je pense que chacun d’entre nous, à sa façon, agit déjà, agit dans sa propre voie, avec, selon, plus ou moins d’ ancienneté, ou de recul, ou d’expériences diverses collectives Mais je pense que ce qui nous réuni aujourd’hui, c’est une dimension collective autre que nos propres actions, nos propres vies. Cette dimension collective devient peu à peu une identité au travers, pour l’instant, d’actions de projections collectives. C’est normal car nous avons besoin d’abord de nous connaître , de savoir ce que l’autre fait Mais il serait dommage de limiter cette identité au seul fait que nous soyons ensemble et que nous ayons globalement, au travers nos images, un message un peu différent à porter ! Au vu de la concentration des canaux de production et de diffusion de l’image, des médias et de tout le reste, (la situation politiqco-sociale est quand même assez préoccupante), on pourrait peut être aussi réfléchir à ce que nous voulons dire à la population, aux habitants, enfin à ceux qui nous regardent. On pourrait aussi réfléchir sur cet « assemblage « de radio, de presse écrite, de faiseur d’internet et de fabricants d’images que nous représentons. on pourrait aussi réfléchir à ce que nous voulons mettre dans cette aventure à coté de nos propres activités / Est-ce que , par exemple, pour une radio, un journal , associatif et/ou alternatif il suffit de dire simplement, « on est dans le collectif « ? est ce que pour un collectif de vidéastes engagés , il suffit simplement de montrer les images que l’on fait ? est ce que pour le collectif des medias libres et solidaires etc.., il suffit juste d’organiser, régulièrement, une soirée de diffusion, ici ou là, à l’invitation de Primitivi, d’Ipe ou d’Equilibre TV ? Ce que fait Primitivi est bien , allons y, ce que fait Airelles est bien , participons à leur initiatives, s’ils nous le proposent, tout cela peut nous aider à nous faire connaître, mais le collectif des « pas que « est autre et nous devons être capables d’expliquer à ceux qui nous lisent, nous entendent ou nous regardent ce que c’est cet autre Si nous ne le faisons pas, , on nous posera la question à chaque fois, après chaque soirée : « bon mais sinon, c’est quoi ce collectif, qu’est ce qu vous proposez ? », et l’engouement retombera vite
Et il n’est pas, à priori, nécessaire que cette réflexion amène à la rédaction d’une charte , ou autre chose, mais il est nécessaire de parler de notre projet commun, du contenu de ce que nous voulons montrer, de la façon dont nous voulons travailler collectivement, réaliser collectivement des reportages ou autres
Cette réflexion est menée, parfois, par bouts, comme l’autre jour à l’Equitable café, il y a de nouvelles personnes, il y a de nouveaux apports, mais on fait aussi parfois du sur-place. Cependant, des propositions de réunions thématiques, notamment de la part de Louis, ont été faites, on peut s’y engager
Je vous propose quelque chose de complémentaire de l’ordre de l’action mais à long terme. Si ces réunions nous conduisent à devenir ensemble un média autre avec sa pluralité de sons, de textes et d’images, pourquoi ne définirions nous pas une régularité d’apparitions. Dans ces moments d’interpellations (ex tous les 2 mois) du public, qui se feraient à chaque fois dans un endroit différent, (et sur le net) nous diffuserions un dvd dont le contenu serait mélangé (images, textes et sons) avec des documents récents faits spécifiquement par l’un ou l’autre (de préférence à plusieurs) pour cette identité « collectifs des medias libres et solidaires etc.. » (et non des films d’ipe de spid ou de machin truc), avec un certain ton, une certaine impertinence mais avec, en tout cas, une forme d’expression très diverse (on peut aussi filmer un mouvement d’étudiants autrement qu’en montrant des images de manif), en respectant la multiplicité des regards que nous avons dans ce collectif. Ces moments seraient attendus car, à chaque fois ce serait nos reportages du trimestre , réunis dans un dvd (N°1, 2 etc…) et montrés, avec débats à la clé sur les sujets évoqués
Je pense qu’on pourrait tout à fait mobiliser et fidéliser un public au-delà du public habituel de l’Embobineuse (militants etc…) avec ce mode de diffusion sans faire du copiage de télé et tout en faisant de l’ombre (un petit peu) aux canaux habituels de matraquage d’infos en tout genre
Bon voilà, c’est juste une idée mais il me semble qu’on est parfois proche de ça.. bon laissons le débat…
A bientôt
Jean François
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